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"Nous sommes en prise sur la transformation des entreprises"

Eric Lamarque, directeur de l’IAE Paris - Sorbonne Business School, est le président du réseau IAE France qui fédère 36 écoles universitaires du management. Ce réseau public qui constitue une des plus grandes communautés françaises en sciences de gestion et management est en prise directe sur les entreprises. Un poste d'observation inégalé pour mesurer l'importance des changements qui sont en cours aujourd'hui au sein des PME et des ETI.



Que représente aujourd'hui le réseau IAE France?


Eric Lamarque - Nous fédérons 36 IAE répartis sur 39 sites et qui forment 53000 étudiants chaque année avec 1300 enseignants chercheurs dans le cadre universitaire avec un conseil d'administration propre incluant des représentants des entreprises.


Vous êtes partenaire du premier festival de podcasts "dirigeant-e-s demain" du Journal des Entreprises. En quoi les thèmes choisis pour cet évènement – manager, développer, innover et être – entrent-ils en résonnance avec vos cursus d'enseignement?


E.L. - Les IAE ont été créées il y a 65 ans pour apporter des compétences managériales dans les entreprises en fonction de leurs besoins et de leurs attentes. C'est notre cœur de métier. Ces thématiques sont donc au centre de nos enseignements avec une palette large de diplômes qui va de la licence au master et doctorat en passant par des MBA et des diplômes Universitaires dans tous les domaines de la gestion et du management : management général, finances, comptabilité, marketing, communication, vente, ressources humaines, achats, logistique, international, management public...Nous avons également pour mission le développement de la recherche en gestion et en management et à ce titre nous sommes bien évidemment en prise sur la transformation des entreprises et en capacité d'apporter aux entreprises des éléments de compréhension de leur nouvel environnement.


Qu'est-ce qui a le plus changé selon vous au cours des dernières années sur ce registre de la gestion et du management des entreprises?


E.L. - Les entreprises et par conséquent nos enseignements sont très impactés aujourd'hui par trois gros dossiers: la transition écologique et le risque climatique, la transition numérique et la gestion des nouveaux risques. Des sujets qui nous concernent également au premier chef en tant que structure d'enseignement. Ainsi l'accélération du passage au digital avec la crise du covid a renforcé nos actions en matière d'enseignement et de passage d'examens on line. Par ailleurs tous nos cursus évoluent pour intégrer ces nouvelles dimensions de la gestion d'entreprise, par exemple la finance que j'enseigne parle de la finance verte, le marketing parle du marketing digital. C'est là une demande précise des entreprises à laquelle nous devons répondre.


Quel regard portez-vous sur les nouvelles missions dévolues aux entreprises dans le champ sociétal avec notamment le nouveau statut d'entreprise à mission?


E.L. - Le statut de l'entreprise à mission est une bonne chose à condition que sa mise en place se fasse de façon collective dans l'entreprise en mobilisant toutes les parties prenantes et pas en petit comité, à quelques-uns. Ce doit être l'occasion de faire travailler ensemble les salariés, les dirigeants et les actionnaires.